Il n’aura échappé à personne que le « feuilleton » du remaniement ministériel, démarré en juin dernier, s’est achevé au mois de novembre avec la nomination d’un nouveau gouvernement. Hospimedia ne pouvait passer à côté de cet événement et des quelques changements qu’il a engendré. Vous, lecteurs, avez été très nombreux à vous intéresser au retour au sein de l’équipe gouvernementale de Xavier Bertrand, qui a posé pour la photo traditionnelle sur le perron de l’Élysée dans ses nouveaux habits de ministre chargé du Travail, de l’Emploi et de la Santé, et à la nomination de Nora Berra au poste de secrétaire d’État en charge de la Santé. Roselyne Bachelot, elle, quittait l’avenue Duquesne pour prendre en main le ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale, et donc gérer dès l’année prochaine la question du 5e risque. Vous pouvez retrouver ces nominations, et celles qui concernent le secteur de la santé, dans notre dernière synthèse mensuelle.
La loi HPST a continué de faire parler d’elle le mois dernier. Deux articles consacrés à ce sujet ont particulièrement retenu votre attention. Le premier concerne le guide élaboré par le ministère de la Santé à destination des directeurs, membres des directoires et présidents de conseil de surveillance des 1100 établissements publics de santé et de leurs correspondants dans les administrations centrales et les ARS. Composé de 47 fiches pratiques, il vise à apporter quelques éclaircissements sur les effets de la loi concernant l’organisation de l’hôpital, les relations entre établissements et ARS, ainsi que sur les coopérations.
Le deuxième article touche à la proposition de loi avancée Jean-Pierre Fourcade. En attendant le rapport qui sera remis à l’été 2011 par le comité qu’il préside, chargé d’évaluer la loi HPST, le sénateur a d’ores et déjà souhaité apporter quelques corrections au texte voté il y près d’un an et demi. Il s’agit, notamment, de donner plus d’autonomie aux agences régionales de santé quant aux financements accordés au titre du Fonds d’intervention pour la qualité et la coordination des soins (FIQCS), mais aussi du Fonds de modernisation des établissements de santé publics et privés (FMESPP). D’autres propositions concernent les médecins libéraux.
Autre sujet ayant attiré le mois dernier un grand nombre de lecteurs : la gestion des risques. Vous avez ainsi lu avec intérêt notre dossier sur le désenchantement des pouvoirs publics à la lecture des résultats de la version 2009 de l’Enquête nationale sur les événements indésirables graves associés aux soins (ENEIS).
Vous avez également été nombreux à consulter notre article consacré à la publication d’un décret très attendu sur le sujet. Décret qui donne au corps médical une place primordiale dans la gestion des risques, le directeur de l’établissement assumant, en tant que représentant légal de l’établissement, la responsabilité du dispositif mis en place.
Deux articles, enfin, ont rencontré un certain succès, l’un consacré à la chirurgie ambulatoire, appelée à se développer fortement, l’autre à la désobéissance des directeurs d’hôpital, bien souvent source d’innovation.