Hospimedia a rencontré le président de la commission veille pour Infostat, M. Francis Audroin afin d’en savoir plus sur le sujet de la e-réputation au sein des laboratoires.
Cette interview fait écho à l’étude réalisée par Infostat l’année dernière sur la e-réputation dans les laboratoires et des entreprises.
Monsieur Audroin bonjour, vous êtes président de la « Commission Veille » pour Infostat, créée en 2006, pouvez-vous nous décrire brièvement l’activité de celle-ci ?
L’activité de la Commission Veille consiste avant tout à donner la possibilité à ses membres, issus de laboratoires pharmaceutiques différents, d’œuvrer en commun sur des thématiques inhérentes à la veille.
Ainsi les laboratoires Bayer Healthcare, GlaxoSmithkline, P. Fabre, et Janssen ont décidé cette année d’un sujet orienté vers la toile(web) et ses prestataires…
Le sujet de votre veille cette année, s’est porté assez naturellement vers la e-réputation dans les laboratoires (et en général au sein des entreprises).
Que pouvez-vous nous dire au sujet de l’évolution de l’Internet au sein des laboratoires ?
L’utilisation croissante d’Internet et par conséquent, ses kyrielles d’informations et communications amènent nécessairement les laboratoires à suivre le phénomène…de gré ou de force !
En outre, le médicament est un sujet qui prête à de nombreux échanges entre internautes dont il convient d’apprécier la tonalité. Ce travail de précision fait appel à des sociétés externes spécialisées…et l’étude que nos participants ont bien voulu réaliser à partir des blogs, forums, réseaux sociaux, etc. a permis de mettre en avant toute leur compétence et leur imagination. Car il y a mille et une façons de traiter une telle masse d’informations et la rendre digeste.
Comment s’est déroulé cette étude ?
Nous avons contacté spontanément une douzaine de sociétés, petites ou grandes, et leur avons demandé la réalisation d’un rapport de E-reputation sur X. Bertrand dans sa fonction de Ministre de la Santé depuis janvier à fin avril 2012.
Une deadline avait été définie à mi-octobre.
Notre projet a fait naître un bel enthousiasme au sein des prestataires !
Ensuite, chaque membre de la Commission a évalué la qualité du rapport sur différents critères tels que : la méthodologie ; créativité/inventivité ; pertinence des sources. Je ne m’avance pas en disant que nous avons été surpris par la qualité des rapports qui nous ont été remis.
L’information rendue par chaque société, supportée par des graphes et des analyses, a permis de décrypter de façon synthétique une montagne de données, et d’obtenir une vision claire de la E-reputation de X. Bertrand sur la période précitée.
Quelles sont les conclusions que vous en avez tirées ?
Les sociétés* qui pratiquent cet exercice périlleux de E-reputation ont acquis une maîtrise qu’elles ont parfaitement démontrée ici.
Chacune a su concilier rigueur et créativité. Notre association Infostat a donc acquis la garantie de pouvoir faire appel à de vrais professionnels en cas de besoin.
Une idée du futur thème à venir ?
Une suggestion faite aux membres de la Commission : établir une forme de charte du Veilleur et en établir son profil optimal pour une veille visant à être un levier stratégique.








