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Anniversaire de la loi HPST oblige, nos abonnés ont lu avec intérêt le dossier consacré au bilan de cette loi, deux ans après sa promulgation, ainsi que l’article dressant, en amont des présentations officielles, les premières tendances de ce bilan et des recommandations. Ce rapport dresse un portrait « globalement satisfaisant« , selon les propos du sénateur des Hauts de Seine, président du comité d’évaluation, Jean-Pierre Fourcade, de l’application de cette loi. Au total, ce ne sont pas moins de 33 recommandations qui ont été proposées pour amener la loi HPST à s’améliorer.

Comme souvent, la synthèse de nomination a aussi retenu l’attention des abonnés puisqu’elle est l’article le plus lu du mois dernier. Elle fait notamment suite au remaniement gouvernemental effectué par le chef de l’État le 28 juin, qui a entériné la nomination de François Sauvadet au ministère de la Fonction Publique et Valérie Pécresse au Budget. L’ancien président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Jean Léonetti, a quant à lui fait son entrée au gouvernement en tant que ministre chargé des Affaires européennes.

Sur la troisième marche du podium, le rapport d’audit de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur l’École des hautes études en santé publique (EHESP) qui, avec sa proposition d’un nouveau modèle fait grincer des dents les acteurs concernés. Car si ces derniers prennent part au constat d’une institution en crise, ils n’ont pas pour autant partagé les 23 recommandations proposées.

La période estivale est également propice au bouclage des dossiers. Ainsi, la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) et le Centre national de gestion (CNG) ont achevé les négociations avec les syndicats de directeurs de santé. Un doublement du nombre des emplois fonctionnels a été arrêté. Une décision qui a attiré l’attention des lecteurs.

Parmi le top dix, on retrouve deux rubriques d’Hospimedia: la question de droit, qui a fait le point sur les modalités de fonctionnement de la permanence des soins (PDS) lorsqu’elle est assurée par les cadres de santé, ainsi que deux bloc-notes qui ont fait la part belle à la confession du professeur Nicoli et à l’utilisation des smartphones dans les blocs opératoire.

En ce début d’été, la tendance est à la grogne chez les acteurs du secteur hospitalier. Les contenus les plus consultés le mois dernier par nos abonnés ne sont que le reflet de cette humeur maussade. Notre dossier consacré au rapport d’activités 2010 du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG) a rassemblé le plus grand nombre de lecteurs. Le rapport offre, outre de nombreuses statistiques démographiques, un aperçu du malaise des directeurs d’hôpital, qui s’interrogent sur leur avenir. Il revient également sur un problème de taille que représente la surcharge des comptes épargne temps (CET).

Les adhérents du Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS) ont, eux, profité de leur congrès annuel pour montrer les dents et faire comprendre sans embage à leur ministère de tutelle qu’ils se sentent complètement déconsidérés. Pourtant fervent partisan de la loi HPST, le syndicat déclare même ne plus s’y retrouver dans son application actuelle.

Les cadres hospitaliers ne sont pas en reste. Dans le baromètre Acteurs publics / IFOP publié au mois de juin, ils sont 94% à estimer qu’avec les réformes en cours, leur environnement et leurs conditions de travail se détériorent.

 

La problématique du codage et des contrôles liés à la T2A, autre sujet qui intéresse particulièrement nos lecteurs, a fait l’objet d’une interview de représentants d’un cabinet de conseil en management des coûts. Ils constatent que certaines sanctions vont au-delà des recommandations de codage et notent l’hétérogénéité des règles appliquées, selon les établissements.

 

Deux autres articles se sont hissés dans le « Top 10″ des contenus les plus lus dans le mois. L’un concerne les accidents en hôpitaux psychiatriques, l‘IGAS prône dans un rapport le renforcement de la sécurité dans les établissements psychiatriques via des équipements spécifique et le développement de la formation des professionnels.

Le second touche à la permanence des soins, la Cour de cassation ayant estimé dans un arrêt que les temps de garde sont à considérer comme du temps de travail effectif.

Après le blog du Groupe Kapa Santé et la présentation de la fondation Health On the Net, le thème « Etablissements de santé et Internet » se poursuit sur le blog d’Hospimedia avec un nouveau billet dédié.

Comme le montre l’évolution de la règlementation, les usagers sont de plus en plus appelés à évaluer la qualité des services dans lesquels ils ont été hospitalisés ou qu’ils ont visités. L’évaluation de leur satisfaction constitue un critère de la démarche de certification des établissements. Dorénavant, c’est sur internet que les patients peuvent donner leur avis sur les établissements de santé. L’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) avait publié ses propositions dans un rapport rendu public le 28 septembre, parmi lesquelles confier à la HAS la mission d’un site de comparaison de la qualité de la prise en charge au sein des établissements (lire l’article publié dans Hospimedia).

Aujourd’hui, deux sites ont ouvert aux internautes la possibilité de noter ou de commenter les établissements de santé :

  • hopital.fr, site de la Fédération Hospitalière de France, qui a ouvert cette fonctionnalité depuis septembre (dans l’article d’Hospimedia « Les usagers invités à donner leur avis sur les établissements »)
  • Le Guide Santé, site privé en partenariat avec Le Figaro et Doctissimo.

Cette pratique se développe et un nouvel outil vient d’être développé par le groupe Malakoff-Médéric avec le Guide Santé : un comparateur d’EHPAD.

L’évaluation, un service collaboratif né de l’usage du web

Avec les sites de e-commerce et les sites comparateurs, les internautes ont pris l’habitude de pouvoir noter et commenter les services qui y étaient vendus : hôtels, produits de loisirs et de culture, restaurants, … La recommandation est une tendance née avec le « web 2.0 « , qu’a automatiquement suivi l’étude de la e-réputation. Il ne s’agit pas de banaliser les services de santé comme les produits de consommation, mais de retrouver cet usage du web dans le domaine santé.

Hôpital.fr, le site public de la FHF, a opté pour une enquête de satisfaction auprès des personnes hospitalisés et des visiteurs. L’enquête porte sur quatre critères : qualité de l’accueil, information du patient, hygiène, prise en charge de la douleur. Les résultats de l’établissement noté sont publiés sur la fiche de l’établissement, mais le choix a été fait de ne pas autoriser les commentaires.

Au contraire, « Le Guide Santé », site privé, a opté pour une enquête sur des critères très précis et la mise à disposition d’un champ libre pour commentaires. Le Dr Jean-Pascal Del Bano, co-fondateur du site avec le Dr Stéphane Bach, nous explique : « A notre avis, les évaluations des usagers viennent compléter les enquêtes de satisfaction et les analyses des plaintes et réclamations. Elles font désormais partie de la procédure de certification.  Les usagers savent qu’aujourd’hui, ils ont des outils à leur disposition pour donner un avis, qu’il soit positif ou négatif. » Sauf que sur internet, la publication de critiques bénéficie de l’immédiateté et de la visibilité universelle liées à la toile.

Quelle réponse apporter, à la place d’un établissement de santé ?

« Ils ont la possibilité de répondre en nous demandant de l’éditer (pendant un délai de 3 mois après la mise en ligne des commentaires). C’est prévu par la loi sur l’économie numérique, ajoute le Dr Del Bano. Nous réfléchissons actuellement à leur proposer de répondre en ligne aux commentaires ». Ce peut être la fonction d’un community manager, animateur de communauté qui dans une entreprise anime sa présence sur internet et les réseaux sociaux. Cette veille nouvelle du web pourrait suivre l’apparition dans la communication des établissements des outils 2.0 comme les blogs et les fils Twitter.