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Ce mois d’août a été marqué par la mise en application de la loi du 5 juillet réformant la psychiatrie et notamment les soins sans consentement. Et cela se ressent dans les lectures préférées de nos abonnés. L’article titré « Psychiatres et directeurs nagent à vue ce 1er août » ainsi que nos différentes brèves sur les circulaires explicatives -tombées au compte goutte durant le mois- de chacun des ministères concernés s’inscrivent ainsi dans le top 10 du mois.

Notre dossier sur les hôpitaux locaux a également recueilli les faveurs des abonnés. Il met en exergue les différentes problématiques auxquelles cette typologie d’établissement est aujourd’hui confrontée. La disparition de la catégorie juridique, l’arrivée de la Tarification à l’activité (T2A) ou encore la participation aux Communautés hospitalières de territoire (CHT) ne présagent pas la fin de ces structures mais bien un remodelage et un renouveau de leur activité.

D’autres sujets ont aussi suscité l’intérêt des abonnés d’Hospimedia : les premières explications de la DGOS sur l’entretien professionnel, l’affaire liant l’urgentiste Nicolas Bonnemaison à des décès suspects au CH de la Côte basque à Bayonne, qui a relancé le débat sur l’euthanasie auprès du grand public, tout comme la nouvelle alerte au suicide à l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP).

Enfin, l’adoption par l’ensemble des Agences régionales de santé (ARS) de leur Plan stratégique régional de santé (PSRS) marque une étape clé dans la stratégie globale de santé de ces cinq prochaines années. D’où l’attention portée par nos lecteurs sur ce point.

En ce début d’été, la tendance est à la grogne chez les acteurs du secteur hospitalier. Les contenus les plus consultés le mois dernier par nos abonnés ne sont que le reflet de cette humeur maussade. Notre dossier consacré au rapport d’activités 2010 du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG) a rassemblé le plus grand nombre de lecteurs. Le rapport offre, outre de nombreuses statistiques démographiques, un aperçu du malaise des directeurs d’hôpital, qui s’interrogent sur leur avenir. Il revient également sur un problème de taille que représente la surcharge des comptes épargne temps (CET).

Les adhérents du Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS) ont, eux, profité de leur congrès annuel pour montrer les dents et faire comprendre sans embage à leur ministère de tutelle qu’ils se sentent complètement déconsidérés. Pourtant fervent partisan de la loi HPST, le syndicat déclare même ne plus s’y retrouver dans son application actuelle.

Les cadres hospitaliers ne sont pas en reste. Dans le baromètre Acteurs publics / IFOP publié au mois de juin, ils sont 94% à estimer qu’avec les réformes en cours, leur environnement et leurs conditions de travail se détériorent.

 

La problématique du codage et des contrôles liés à la T2A, autre sujet qui intéresse particulièrement nos lecteurs, a fait l’objet d’une interview de représentants d’un cabinet de conseil en management des coûts. Ils constatent que certaines sanctions vont au-delà des recommandations de codage et notent l’hétérogénéité des règles appliquées, selon les établissements.

 

Deux autres articles se sont hissés dans le « Top 10″ des contenus les plus lus dans le mois. L’un concerne les accidents en hôpitaux psychiatriques, l‘IGAS prône dans un rapport le renforcement de la sécurité dans les établissements psychiatriques via des équipements spécifique et le développement de la formation des professionnels.

Le second touche à la permanence des soins, la Cour de cassation ayant estimé dans un arrêt que les temps de garde sont à considérer comme du temps de travail effectif.

C’est l’examen au Sénat de la proposition de loi Fourcade sur la réforme de l’hôpital qui a rassemblé le plus grand nombre de nos abonnés le mois dernier. Les sénateurs ont finalement peu modifié le texte de la loi HPST. Des correctifs ont ainsi été apportés sur les Groupements de coopération sanitaires, ouvrant notamment les GCS de moyens au service de santé des armées. Un droit exclusif a par ailleurs été donné à la Cour des comptes pour la certification des comptes financiers des plus grands établissements. Rendez-vous est pris le 12 avril pour l’ouverture de l’examen de ce texte à l’Assemblée nationale.

Nos deux dossiers du mois ont également particulièrement intéressé nos lecteurs. Le premier, année des patients oblige, portait sur l’émergence du « patient expert », un acteur qui émerge dans le système de santé français, grâce notamment aux nouvelles technologies, et qui pousse à développer une nouvelle vision du soin.

Le second était consacré à un sujet particulièrement polémique, à savoir la réforme des soins sans consentement, à laquelle s’opposent fortement une grande majorité de professionnels du secteur.

Deux articles, enfin, ont remporté les suffrages des abonnés. L’un touche au sujet, sensible également, des contrôles T2A. Nora Berra a annoncé que la réflexion en cours sur cette problématique donnerait lieu rapidement à un nouveau décret et une nouvelle instruction, afin d’aboutir à « une plus grande proportionnalité entre les indus et les sanctions, ainsi qu’une plus grande harmonisation des pratiques des contrôleurs et des Agences régionales de santé (ARS) » .

L’autre article est en fait notre rubrique mensuelle consacrée à l’analyse d’une étude scientifique , qui nous a permis au mois de mars de revenir sur les expérimentations lancées par plusieurs établissements en matière de facturation des chambres individuelles. Une étude d’universitaires canadiens montre en effet que les chambres individuelles diminuent fortement le risque de contracter des infections nosocomiales pour des patients placés en soins intensifs, et baissent la durée de séjour de 10% en moyenne. Un bénéfice indéniable, donc, en termes de qualité des soins. Au régulateur et aux établissements de se demander maintenant si le dispositif leur permettant de facturer la chambre individuelle est compatible avec les principes éthiques.