T2A, convergence tarifaire et MIGAC constituent le cocktail gagnant du mois d’octobre 2010. C’est en effet notre dossier consacré aux rapports remis au Parlement par le ministère de la Santé, sur ces trois sujets, qui a intéressé le mois dernier le plus grand nombre de lecteurs. Pas vraiment étonnant quand on sait l’importance stratégique pour les établissements de ces dispositifs de régulation de leur financement.
En résumé, pour le ministère, la méthode de construction des tarifs se stabilise et l’étude nationale des coûts à méthodologie commune (ENCC), qui doit permettre d’affiner la connaissance des coûts dans les établissements de tous secteurs, continue d’évoluer. La T2A est plus que jamais considérée comme un outil de transformation de l’offre de soins, de modernisation de l’hôpital… et de contrôle de l’activité. En matière de convergence, le ministère constate notamment que les écarts faciaux se réduisent et tire un premier bilan de la convergence ciblée. Il évoque enfin l’évolution des modélisations des Missions d’intérêt général et d’aide à la contractualisation (MIGAC).
Le deuxième sujet à recueillir le plus de suffrages de la part de nos abonnés touche à la gestion des risques associés aux soins. Notre article faisait suite au congrès de l’AFGRIS, où il a entre autres été question des textes en préparation sur cette problématique. Le décret prévoit notamment d’impliquer davantage la communauté médicale dans l’amélioration de la qualité et la gestion des risques, et surtout de faire du directeur d’établissement le représentant légal de ce dispositif, qui arrête avec l’ensemble des acteurs son organisation.
Le sujet est sensible et quelques questions restent en suspens, concernant, entre autres, la coordination nationale, la gestion des moyens T2A-MIGAC, l’évolution des formations, l’organisation territoriale et régionale, la mesure des résultats de cette politique, et la place des assureurs et des usagers. Un guide d’accompagnement et un programme national sur cette thématique sont d’ores et déjà prévus.
On ne pouvait enfin passer le mois d’octobre sans aborder le débat sur les retraites. Nos articles sur la suppression de la catégorie active pour les infirmiers, remise en cause par un amendement adopté au Sénat, avant d’être finalement entérinée par la commission mixte paritaire, ont été particulièrement lus.
L’inquiétude des syndicats de cadres sur le retard de publication de la liste des postes ouverts pour la promotion 2009-2011 des élèves sortant de l’EHESP a également attiré nombre d’abonnés. Tout comme – et cela devient une habitude pour ce format – la synthèse mensuelle des nominations, qui fait le point sur les mouvements de personnes dans le secteur hospitalier.